La beergoudène

Le samedi 4 août, alors que le concours de première catégorie battait son plein dans un stade du Moustoir chauffé à blanc par un soleil de plomb, nous avons eu le privilège d’observer de près, en costume traditionnel, mais surtout coiffée comme d’antan: une Beergoudène !

Méconnue du grand public et peu étudiée du fait de sa rareté, la beergoudène porte sa coiffe avec fierté. Celle-ci se décline en différentes tailles en fonction de l’âge et de l’expérience de la beergoudène. On distinguera la « galopin » jusqu’à l’âge de 12 ans, puis la « demi » (15 ans), la « pinte » (18 ans) ou plus rarement la « formidable ». Initialement en verre blanc, ce qui rendait son port lourd et périlleux , elle se généralise aujourd’hui en plastique et colorée. Certaines beergoudènes coquettes poussent même le bon goût jusqu’à y reproduire l’effigie des fêtes qu’elles visitent !

D’humeur souvent joyeuse, elle aime parler fort, crier, sauter, se mettre torse nu… ce qui rend son contact souvent difficile en société. Au contraire, elle peut parfois se figer, presque prostrée pendant des heures dans la contemplation ou dans l’attente, nul ne le sait. C’est à cette occasion que nous sommes parvenus à immortaliser cet instant rare.

Nous aurions aimé retranscrire ici quelques mots de sa part mais l’ensemble du discours, noyé dans les onomatopées était pour le moins incompréhensible en cette heure avancée de l’après-midi (16h00…). Et oui, il faut savoir qu’avant de trouver le courage de revêtir sa coiffe, la beergoudène doit avant tout chercher à se décomplexer en absorbant une certaine quantité de boissons alcoolisées…